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Bloquer un tricot : à quoi ça sert ? comment faire ?

La plupart des triconautes ont entendu parler de l’expression «bloquer un tricot», mais ne comprennent pas en quoi consiste réellement ce processus. Quand j’ai commencé à tricoter, j’ai lu beaucoup de livres et d’articles sur chaque étape de la réalisation d’un projet. Toutes ces sources disaient la même chose : bloquer votre tricot ! “Je veux bien moi, mais c’est quoi bloquer un tricot ? Et comment je dois le faire ? Je dois le faire sur tous mes modèles ?” me disais-je alors.

Au fil des années, j’ai compris ce qu’il fallait faire (ou pas) pour bloquer un tricot. Vous êtes également de plus en plus nombreuses à me demander comment on doit s’y prendre pour bloquer un tricot. C’est donc avec plaisir que je vais vous partager toutes les connaissances que j’ai pu amasser à ce propos dans cet article.

Quels types de tricots doivent être bloqués ?

Commençons par la base. Pour certains vêtements décontractés, comme certains pulls ou accessoires, le blocage n’est pas nécessaire. La plupart des tricots bénéficieront toujours d’une mise en forme donnée par le blocage.

De manière générale :

Les fibres naturelles telles que la laine et l’alpaga apprécient généralement d’avoir un blocage complet par lavage

Pour les plus délicats comme le cachemire, vous pouvez les bloquer en vaporisant le tricot avec un vaporisateur plutôt que de le laver complètement.

Le blocage à la vapeur est une bonne méthode alternative qui utilise la chaleur et l’humidité, mais je vous conseille de le faire avec une pattemouille (un tissu légèrement humide comme un chiffon propre par exemple)

N’utilisez JAMAIS le blocage à la vapeur sur la soie. Elle est trop délicate et ne résistera pas à un tel traitement.

Pourquoi est-ce utile de bloquer un tricot ?

Il existe de nombreuses raisons pour justifier l’utilité du blocage.

Tout d’abord, le blocage permet de redresser les mailles et d’ajuster la tension de votre tricot. C’est probablement la raison principale pour laquelle on bloque un tricot. En particulier, si vous avez réalisé un motif compliqué (avec des torsades, de la dentelle ou des points ajourés), En mouillant et bloquant votre pièce, vous détendez le fil et vous pouvez laisser sécher et permettez au motif de “s’ouvrir”.

La dentelle a inévitablement besoin d’être bloquée pour se dévoiler dans toute sa splendeur. Lorsque vous travailler la dentelle, le motif aura souvent un meilleur aspect et sera plus développé après le blocage.

Le blocage peut également permettre d’aplatir des bordures qui roulottent. La plupart des motifs comportent des côtes ou du point mousse sur les bords pour les maintenir à plat. Cependant, si vos bords ont, malgré tout, tendance à roulotter, le blocage les aidera à rester un peu plus plat.

Un bon bain enlèvera également l’excès de colorant de votre fil. Si la teinture du fil tâche vos aiguilles et vos doigts et vous devrez absolument tremper votre tricot et le bloquer pour éviter tout transfert de couleur intempestif sur vos vêtements (et même votre peau !). Petite astuce : ajouter ¼ de verre de vinaigre blanc à l’eau, cela permettra de fixer un peu plus la couleur.

Enfin, le blocage peut améliorer l’aspect fini de votre tricot. Si votre tricot se froisse durant le processus de réalisation, le blocage lui redonnera un aspect lisse et plat.

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Les outils de blocage

Vous n’avez pas besoin de beaucoup de choses pour bloquer un tricot, mais quelques outils clés font toute la différence.

Les tapis mousses : vous pouvez bloquer vos tricots en les déposant sur le lit et même sur le sol. Toutefois, les tapis de blocage en mousse sont vraiment l’idéal. Vous pouvez utiliser les carrés en mousse de vos enfants ou un tapis de sport, cela fait également très bien l’affaire.

Les broches en T : ces aiguilles spéciales permettent de maintenir votre tricot correctement durant le séchage. Vous pouvez également utiliser des aiguilles avec des têtes rondes, cela fonctionne également parfaitement.

Les bloqueurs de chaussettes : Les bloqueurs de chaussettes ne sont pas indispensables, mais permettent toujours de donner une jolie forme aux bas que vous avez tricotés.

Les différentes techniques de blocage

Le lavage

C’est la méthode la plus courante. Elle convient aux articles standards, moins délicats.

Commencez par installer votre tapis de blocage et couvrez-le d’une (ou plusieurs serviettes).
Remplissez un lavabo ou une bassine avec assez d’eau froide (jamais d’eau chaude, sauf si vous voulez feutrer votre laine) pour recouvrir votre tricot.
Mettez votre tricot dans l’eau avec un peu de shampooing doux et pressez doucement (ne frottez pas !). Assurez-vous que tout votre tricot soit bien mouillé, mais ne l’agitez pas trop. Trop d’agitation encourage les fibres à s’agglutiner, or, on souhaite le contraire ! Laissez votre tricot tremper durant une dizaine de minutes.

Une fois le temps passé, vous pouvez commencer le processus de rinçage : videz l’évier ou la bassine et remplissez-la à nouveau d’eau froide. Continuer à rincer l’élément jusqu’à ce que l’eau soit claire et sans mousse. Et essorez délicatement (ne tordez pas votre tricot !!)

Prenez une serviette de bain et posez votre tricot sur la serviette. Inutile d’ajuster au millimètre près pour l’instant, mais posez-le de sorte à ce que votre tricot ait la forme que vous souhaitez (à peu près). Et c’est là que commence la technique du burrito !

La technique du burrito, comme je l’appelle, consiste à rouler votre tricot dans la serviette (comme un burrito). Une fois votre rouleau (ou burrito) formé, pressez dessus à l’aide de vos mains en déplaçant le poids de votre corps sur vos bras.
Une fois votre tricot débarrassé de son excédent d’eau, transportez-le sur votre tapis de blocage orné de serviettes sèches. Mettez votre tricot encore humide en forme en vous assurant qui est bien à plat. Ajustez le motif, la forme générale de votre tricot à l’aide des épingles en T ou d’aiguilles. Une fois que vous êtes satisfaite, laissez-le sécher. Le temps de séchage varie en fonction du tricot et de la laine utilisée. J’aime bien le laisser reposer toute la nuit, mais quelques heures suffisent.

La vapeur

Cette méthode de blocage ne nécessite pas de lavage préalable. Je vous recommande néanmoins de d’abord effectuer un test pour vous assurer que la vapeur ne fasse pas fondre ou brûler votre fil. Comme je l’ai dit plus haut, n’utilisez pas cette méthode avec des fils délicats comme la soie.

Epinglez votre tricot aux dimensions souhaitées en vous assurant qu’il est sur l’envers.

Mouillez un torchon propre ou une vieille taie d’oreiller.

Essorez-la pour enlever l’excès d’eau : cela sera votre pattemouille. Placez-la sur le tricot.

Utilisez un fer à repasser à réglage moyen et appuyez légèrement pour forcer la vapeur à traverser le vêtement. Répétez cette opération sur l’ensemble du vêtement jusqu’à ce que votre pattemouille soit sèche.
Laissez le vêtement sécher pendant environ 30 minutes.

La pulvérisation

Cette méthode est parfaite pour les fibres les plus fragiles. Elle est également une bonne méthode pour celles qui sont débutantes dans le domaine du blocage. C’est un bon moyen de commencer et de comprendre le fonctionnement du blocage.

Préparez un tapis de blocage avec des serviettes.

Epinglez votre tricot sec aux dimensions souhaitées.

Remplissez un vaporisateur propre avec de l’eau froide et vaporisez votre tricot entier avec l’eau en veillant à ne pas oublier les bords.

Le tricot doit être bien bien humide (mais pas détrempé !).

N’hésitez pas à faire glisser votre doigt sous le côté inférieur afin de vous assurer que l’eau ait bien pénétrée sous le tricot.

Laissez sécher (quelques heures si vous êtes pressée, la nuit entière si vous êtes comme moi ^^ )

Les raisons pour NE PAS bloquer un tricot.

Malgré tous les avantages apportés par le blocage, il existe des situations dans lesquelles vous ne devriez pas ou n’avez pas besoin de bloquer votre tricot. En effet, si vous aimez votre projet tel quel, il ne va pas y avoir la police du tricot qui va débarquer chez vous pour vous obliger à le bloquer. Aucune règle n’existe à ce sujet. S’il n’y a pas d’ajustement ou de finitions à faire avec le blocage, alors allez-y, profitez-en 😉

L’acrylique est une fibre qui ne doit pas être bloquée (elle n’en a pas besoin).

Enfin, je vous recommande de bien faire attention à ne pas trop bloquer votre tricot. La plupart des fils que vous aurez à utiliser seront d’origine animale. Lorsque vous tirez sur le fil, il doit reprendre sa place : c’est l’élasticité de la fibre. C’est ce qui permet à un pull de s’étirer aux épaules puis de revenir à sa place et épouser les formes de votre corps.

Ainsi, lorsque vous étirez trop vos tricots, cela enlève la “vie” du fil. Vos tricots auront tendance à pendre et perdront toute leur élasticité. Le surblocage peut également aplatir les torsades et les autres points texturés. Si vous aimez votre fil et l’apparence de vos mailles, il est parfois préférable de simplement bloquer les zones qui en ont besoin et de laisser le reste faire sa vie.

J’espère que toutes ces informations vous auront été utiles et que vous aurez la joie de prendre le temps de bloquer vos tricots à présent 😉

Et vous, quelles techniques de blocage préférez-vous ? Préférez-vous bloquer les tricots ou les laisser au “naturel” 🙂

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1 commentaire pour “Bloquer un tricot : à quoi ça sert ? comment faire ?”

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